Histoire d’une âme par Sainte Thérèse de Lisieux

Belles pensées de cette jeune femme

Parfois je me sentais seule, bien seule; comme aux jours de ma vie de pensionnaire, alors que je me promenais triste et malade dans la grande cour, je répétais ces paroles qui toujours faisaient renaître la paix et la force en mon cœur:
«La vie est ton navire et non pas ta demeure’!… »
Toute petite, ces paroles me rendaient le courage; maintenant encore, malgré les années qui font disparaître tant d’impressions de piété enfantine, l’image du navire charme encore mon âme et l’aide à supporter l’exil.

Un Savant a dit: «Donnez-moi un levier, un point d’appui, et je soulèverai le monde. » Ce qu’Archimède n’a pu obtenir, parce que sa demande ne s’adressait point à Dieu et qu’elle n’était faite qu’au point de vue matériel, les Saints l’ont obtenu dans toute sa plénitude. Le Tout-Puissant leur a donné pour point d’appui: lui-même et lui seul. Pour levier: l’oraison, qui embrase d’un feu d’amour. Et c’est ainsi qu’ils ont soulevé le monde, c’est ainsi que les saints encore militants le soulèvent et que jusqu’à la fin du monde les Saints à venir le soulèveront aussi.

Elle veut tout, parce qu’elle ne veut rien et elle ne veut rien, parce qu’elle veut tout. Sa docilité est active, et son indifférence amoureuse. Elle n’est à Dieu qu’un oui vivant.

Sous le pluie de son âme

A venir, lecture en cours et, dans sa pureté d’enfant retrouvé elle me secoue, déjà beaucoup. Presque proustien !
A suivre…

Et c’est à venue, la lecture a pris fin. Et pourtant sa présence continue.

Elle veut tout, parce qu’elle ne veut rien et elle ne veut rien, parce qu’elle veut tout. Sa docilité est active, et son indifférence amoureuse. Elle n’est à Dieu qu’un oui vivant.

L’histoire d’une âme est un ouragan d’amour. Ces vents forts sont soufflés par une petite fille de 5 ans. Sa parole, son écriture, son engagement, annonce déjà des peintres comme Picasso, comme le douanier rousseau et surtout Séraphine. Par moment Proust pouvait se rapprocher de la simplicité de l’enfant, en parlant sans respirer.
Thérèse ne possède qu’une voix et qu’une voie pour exprimer sa foi. Sa foi profonde; mais la foi peut-elle être autre chose que profonde ? La foi ce n’est pas l’espoir, qui est une construction mentale et appartient au monde; la foi ce n’est pas le savoir, qui est une accumulation de mots organisés pour se souvenir; la foi c’est un saut à travers le néant sans savoir et sans espoir, juste cette folie de le traverser et de changer alors d’état, c’est vivre l’expérience de la co-naissance. La foi c’est le témoignage de cette petite fille, Thérèse, de 5 ans.

Mais ne nous trompons pas, elle n’est ni naïve, ni bécasse. Elle dit, à la suite de Marie : OUI.

Pour aborder ce livre, il faut accepter d’écouter une petite fille de 5 ans qui va parler de son amour avec ses mots. Elle parle de l’amour qu’elle a pour sa mère, pour ses sœurs, pour ses frères, pour son père et pour Jésus qui est son chemin, sa voie vers Dieu, qui est la grande Question d’amour infini.

Pour aborder ce livre, il faut être capable de s’attendrir au plus profond de soi, être capable de contempler un tableau de Séraphine et ne pas en parler mais vivre l’expérience de la grâce.

Oui, je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre.

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