L’héritage Spirituel Amérindien par Languirand et Proulx

Quelques citation qui éclaire

Quoi qu’il en soit de toutes ces appellations, il s’agit toujours d’une profonde alliance, et même d’une véritable inséparabilité, entre le Divin et le cosmique. L’univers émane constamment du Dieu créateur et c’est Dieu créateur qui agit en lui et par lui. S’il n’y a pas de monde sans Dieu, il n’y a pas de Dieu sans monde. Cette partie invisible, par laquelle tout être réside en Dieu, est en même temps le lieu intérieur et mystérieux en lequel Dieu réside. Dieu est la spiritualité qui traverse toute la matière de ce monde et qui la rend translucide. C’est le Grand Être universel ou encore le Grand Mystère cosmique.

Le cosmos, comme chacun des êtres qui l’habite, porte en lui-même le Grand Mystère de son origine, de son fondement et de sa destinée. Il permet donc, à celui qui le contemple du plus profond de son esprit, l’entrée dans la zone invisible, le passage vers l’Autre Monde mystérieusement caché en celui-ci. Il arrive que, dans un silence mystique au sommet d’une montagne, on communie avec l’esprit de la montagne; que, dans l’observation attentive d’une nuit étoilée, on se perde infiniment en l’esprit du ciel nocturne ; que, dans un sublime acte de compassion, on se transforme en l’esprit même de la consolation liée à la souffrance. À la venue d’un enfant, ne réapprend-on pas aussi à respirer en l’esprit de tout ce qui naît en ce monde ?
Ces esprits avec lesquels on communie à travers les expériences significatives de sa propre vie, nous l’avons rappelé, sont des puissances spirituelles, des formes pures et, en définitive, des voix (et des voies) du Grand Mystère.

La danse compte autant que la parole pour s’adresser aux esprits. Elle est l’une des formes favorites d’expression religieuse. La musique amplifie la prière.
PHILIPPE JACQUIN
La Terre des Peaux-Rouges

On pense ici à la célèbre formule de saint Augustin:« du monde extérieur vers le monde intérieur et du monde intérieur vers le monde supérieur» (Ab extra, ad intra; ab intra, ad supra). N’est-ce point là la démarche spirituelle de toute vraie quête de vision ?
Chaque humain possède en lui une vision sacrée, c’est-à-dire un pouvoir unique qu’il doit découvrir au cours de sa vie, dans le but d’actualiser la vision du Grand Esprit dont il est une expression.
GEORGES E. SIOUL

« Les Amérindiens essaient de suivre le Chemin rouge qui court dans la nature. Nous sommes liés de la même façon à toutes les choses de la Création. Toutefois, nous sommes conscients qu’à côté du Chemin rouge il y a le noir, qui va à contresens. Le Chemin rouge est positif, le Chemin noir négatif… Les sociétés technologiques s’égarent souvent dans les Chemins noirs, mais nous n’aurons plus le choix de retourner dans le Chemin rouge quand l’équilibre fragile du monde sera rompu.
DON RUTLEDGE et RITA ROBINSON,
Le Chant de la terre
La spiritualité des Amérindiens

Les gardiens de la Terre
La voie spirituelle amérindienne inclut une médecine pour la guérison de Terre-Mère. A l’heure d’un désastre écologique appréhendé, elle nous convie à assumer cette responsabilité spirituelle et éthique, qui a toujours été l’une des dimensions essentielles de son héritage: être les gardiens de la Terre. Cette tâche est aussi urgente qu’exigeante. Mais on peut s’y attaquer si l’on réussit à harmoniser les moyens dont dispose aujourd’hui la modernité avec des principes d’action semblables à ceux dont témoigne la spiritualité amérindienne. Quels sont donc ces sentiers dans lesquels les gardiens de la Terre nous suggèrent de cheminer, afin d’éviter le désastre écologique ?
La crise écologique
L’alliance entre l’homme et la nature est brisée. Au lieu de se situer en lien organique avec elle, l’homme se place en face d’elle et comme à son opposé. Dans ce contexte l’air, l’eau et le sol se sont dégradés. Des animales et végétales disparaissent. Les climats changent et des ressources non renouvelables s’épuisent. Triste est l’état de la planète et sombre son avenir. Terre-Mère est blessée et la blessure est grave. Tous les tissus de l’organisme terrestre sont meurtris. La nature résiste et crie souffrance, victime des fruits de la démesure humaine. L’homme la dépouillée de son mystère et de sa dimension spirituelle. L’ayant alors conçue comme un simple objet manipulable et comme une machine fonctionnelle, il a entrepris de la dominer, coûte que coûte.
Cette crise de la domination de l’homme sur la nature porte avec elle une crise des valeurs. Cette crise du monde moderne est donc foncièrement éthique et spirituelle. Elle appelle une médecine du même ordre, qui puisse l’éloigner de « la route sombre » dont parlent sages amérindiens, ce chemin de destruction et de mort qui atteint ici la planète. Cette crise a besoin d’un vent qui nettoiera la terre entière autant que l’esprit de l’homme. En définitive, elle requiert une spiritualité de la création. C’est à ce point qu’apparaît la pertinence d’un regard sur la voie spirituelle amérindienne et son éthique écologique.
Nous sommes sortis de la Terre-Mère et nous y retournons. Nous ne pouvons pas posséder la Terre. Nous sommes seulement de passage ici-bas. Nous Sommes les hôtes du Créateur. Il nous a accueillis chez lui pour un temps, et regardez ce que nous avons fait de sa maison! Nous l’avons empoisonnée, nous l’avons saccagée de fond en comble… Je travaille pour la Création. Je refuse de prendre part à sa destruction. >
Propos de LEON SHENANDOAH (Confédération iroquoise des Six Nations) dans HARVEY ARDEN et STEVE WALL, Les Gardiens de la sagesse Rencontres avec des sages Indiens d’Amérique du Nord

Ce que j’ai lu

A quelques jours de la folie des humains qui organise cette mascarade monstrueuse qu’est le black-Friday, le vendredi noir, noir de ténèbres, de nihilismes et de néant, je termine l‘héritage spirituel amérindien.

Ce livre a eu pour vertu de me remémorer, les livres de mes 20 ans. Pieds nues sur la terre sacrée, les livres de Carlos Castaneda (pas celui footballeur), l’herbe du diable et la petite fumée, voire, …etc… Je me suis longtemps imprégnée de cette culture spirituelle amérindienne, lorsque celle dans laquelle je suis né me décevais. Je n’avais pas encore sur aller au-delà de ma déception, pour connaitre la déception de la déception et rouvrir les portes.

Je redécouvre à travers ce petit livre de présentation en quoi finalement toutes nos spiritualité, nos assemblée, ce qui nous relie est merveilleux. Finalement, nous les humains, nous les personne humaines avons autour de cette terre des approches similaires qui ne devrait pas nous opposée mais nous rassembler afin de se réinscrire dans le cycle de la vie. Bruler la terre, consumer par la consommation sans fin est ce qu’il y a de plus morbide, et tout cela pour accumuler une objet appelé argent pour générer un profit qui ne porte aucune dignité juste de la « valeur » en termes de chiffre, de nombre qui ne sont que de piètre création.

Bien sur ce livre est écrit par des personnes humaines « blanches », issues du consumérisme de notre époque et tout emprunt de nos croyances très « new-âge » d’une spiritualité individuelle (sans religion) qui ne doivent rien aux autres, au collectif, et à toutes nos relations, mais on perçoit quand même le chemin qu’ils doivent faire.

Alors je vous en prie, Vendredi, ignorée les ténèbres et gouter le plaisir de la conversation avec vos frères et sœur, de la nature, humains, pierre, eau et cosmos et ayez une pensée sous forme de question sur le « Grand Esprit »

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