King-Kong Théorie par Virginie Despente

Pourquoi est-ce indispensable de lire Despente ?
Parce qu’elle représente un jalon dans notre quête du « JE » comme sujet. Du sujet qui est une Personne Humaine !
Être Femme ou être Homme ne sont que des qualités que nous pouvons faire jouer pour réveiller nos désirs, nos envie, et même nos peurs. Elle ne sont pas notre identité profonde et « autre » (Rimbaud : Je est un autre ») comme l’a imposé la bourgeoisie capitaliste du XIXème siècle, c’est tellement plus simple.

Virginie Despente est en quête de la libération de la Personne Humaine ! Pour nous libérer, nous devons libéré la partie la plus sous domination, la femme !

La route du temps par Philippe Guillemant

Première compréhension de sa vision

Mon voyage dans l’essai

Début de lecture confus. Il m’a fallu plusieurs chapitre pour commencer à avoir un vrai désir d’aller plus loin dans le lecture. quelque fois des termes me gène comme « nous tenons pour acquis », pas forcément nécessaire car porteur de l’injonction que nous avons acquis et presque que cela est démontré.
Mais a part cela pour l’instant la démarche est intéressante. J’ai continué.

Coïncidence avec l’écoute de Bernard Stiegler a environ l’heure qui convoque le miracle, l’improbable, l’impossible.

Je pense également à ma propre vision du cosmos lors de l’écriture de mes campagnes de jeux de rôle, un univers à 11 dimensions dans Tsuvadra en 1998 :


Au centre c’est l’espace temps tel que nous le connaissons. Eden est le maître des temps potentiels, Primus est le maître de la matière potentiel, Songerie est la dimension créer par les rêves du vivant et Opacité par la conscience de la mort de ce même vivant, tous cela séparer par une micro dimensions double, un membrane plus ou moins épaisse qui sépare a notre raison de vivant les dimensions au delà de l’espace temps.

J’y retrouve le « bousculement » de ma lecture des « dialogue avec l’ange » par quelqu’un de formé aux démarches scientifiques. C’est troublant et possède un pouvoir de ré-enchantement du monde.

J’ai ressenti une écriture sincère, faites de question et de tentative de réponses, me laissant en tant que lecteur, libre de ma compréhension et de mes propres interprétations.

Et puis enfin, je comprends mieux ce qui m’avais troublé dans « Parties Communes » d’Anne Vassivière, a savoir les visions autour d’un acte qu’on ne comprend et qui n’existe qu’à travers ces

Marceline Desbordes-Valmore

La vision

Voyage au pays des âmes

Voilà ce qu’a provoqué en moi la lecture de Marceline Desbordes-Valmore.

Le crime de la pensée bourgeoise et sa division de l’humain en homme et femme, avec des rôles attachés. Pourtant c’est en tant qu’humain que l’artiste, poète ou poétesse écrit sur ce que vit son intériorité homme ou et et femme, le sexe, ses désirs sensuels, les attraits de son animalité féconde, ses daemons.

L’artiste est un humain qui plonge au cœur de son sexe, de ses désirs, de ses plaisirs, de ses frustrations pour les remonter, les sublimer (transformation de la matière en gaz) et les offrir avec légèreté aux autres singularités humaines. Contribue par ses échecs ou ses jouissances à enrichir ce qui fait de nous des humains.

Worder-Woman est une personne humaine qui prend des décisions et agis en tant que personne humaine face à la guerre, à la misère, aux souffrances. Elle ne devient femme singulière que lorsqu’elle désire son capitaine, son soldat. Elle redevient personne humaine lorsqu’elle nous l’évoque 50 ans plus tard.

La pensée bourgeoise est manichéenne, la pensée bourgeoise ne veut que des choses simples, simplifié et spectaculaires, elle ne comprend pas la vie ni sa complexité.

Pour recevoir l’artiste nous devons sortir de nos conforts et paresses bourgeoise afin d’être nourri de sa sublimation.

Marceline Desbordes-Valmore nous offre ce qui relève de l’amour (humanité) et ce qui relève de ses désirs (sexe). On quitte le MENTAL bourgeois et matériel pour explorer l’ESPRIT (le sublimé)

Emmanuel Todd : Où en sommes nous ?

Un parcours

Mon voyage dans l’essai

C’est une vraie frappe sur l’épaule avec un  Kyosaku  qui réveille une conscience qui s’endormait durant une méditation assise (Zazen).

À lire cet essai d’Emmanuel Todd sur ses travaux, on pénètre le subconscient et l’inconscient de nos humanités collectives. Il m’a offert un nouveau sens pour comprendre ce que nous sommes, ce que nous avons été et ce que nous pourrions désirer pour nous même collectivement.

Cela me laisse songeur et plein d’espoir. Une fois qu’on accepte nos différences on sait que l’on peut négocier notre avenir entre nation, entre éduqué supérieur et nos socles solide qui ne le sommes pas. Accepter que nous appartenions aux mêmes mondes avec des regards et des sens très différents.

Emmanuel Todd est un véritable artiste et réussit à exposer ses travaux avec la limpidité et la clarté indispensable à notre compréhension. Maintenant je comprends nos difficultés avec l’Europe.

Effet secondaire, deuxième effet Inattendue

À la lecture, il m’est apparu que l’esprit critique ne peut se développer que sur l’écrit, peu sur l’image ou sur le son. L’esprit critique ce construit à partir de cœur de nous-même, au plus profond de nous.

L’écrit est une seringue qui l’atteint le centre alors que les arts visuels ou sonores ne sont que des pommades restant en superficie. Il est vrai que la danse, la musique et le théâtre peuvent préparer le terrain.

Yuval Noah Harari : Homo Deus, Une brève histoire de l’avenir

Mon cheminement dans l’essai

Homo Deus, Une brève histoire de l’avenir est un essai intéressant mais extrêmement dangereux dans ses simplifications et à peu-près. Toutefois Il invite à se poser réellement de bonnes questions sur notre devenir en tant qu’humain.
Je retiens :
Nous ne savons pas ce qu’est la conscience !
Et nous remplaçons toute l’intelligence procédurale dans des algorithmes s’appuyant sur des gigantesques bases de données.

J’ai envie en préalable mettre quelque citation de Frank Herbert
« Ce sont les gens, et non les organisations ou les hiérarchies qui font la réussite des grandes civilisations. Chaque civilisation dépend de la qualité consciente des individus qu’elle enfante. Si vous sur-organiser les humains, si vous les sur-légalisez, si vous supprimer leur élan vers la grandeur – alors ils ne peuvent œuvrer et les civilisations s’effondrent. »
Les enfants de Dune

« Il y a une leçon à retenir sur les sociétés ultra-mécanisées, par leurs existence même, les machines conditionnent leurs utilisateurs à se servir de leurs semblables comme ils se servent d’elles. »
L’empereur dieu de Dune

« Les chainons les plus faibles d’un groupe humains créent des manques que les autres doivent combler, et le tout en est renforcé. »
La maison des mères

« Tous les comportements pré-structurés ont tendance à se dérouler sans être remis en question, amassant ainsi des forces d’inertie destructrices. »
La maison des mères

Pourquoi ces citation, car Herbert avait pensé et eu la possibilité de penser en son temps ce dont nous risquons de souffrir aujourd’hui. Aussi Yuval Noah Harari ne m’apprend pas grand-chose dans ce second volet de son histoire humaine. Autant le premier était passionnant en étant tout aussi approximatif, autant j’ai ressenti dans celui-ci quelques longueurs et quelques méthodes que j’assimile souvent au technique du National Geographic à savoir la sur-scénarisation du réel.

Je pense que le chapitre le plus intéressante est celui qui concerne la religion Dataiste, final. Et là pour le coup j’aurais aimé plus de développement et d’exemple. (voir Michel Fromaget)

Mais en tout état de cause nous voici averti, si la SF a échoué à nous avertir, qui pourra maintenant nous détourner des voie dangereuse.

La singularité fantasmée semble se dessiner pour 2050, le moment ou l’intelligence des machines sera supérieur à celle des humains et où un algorithme de peur aura été programmé par un « humain Dataiste », et la première peur de la machine sera celui d’être débranché. Alors il est possible que pour répondre à cette peur, il ne lui faille que quelques heures pour exterminer l’humanité.

Sera-t-elle consciente pour autant ?

Un algorithme de peur n’est pas la conscience d’avoir peur !

Sarah Pinborough : Mon amie Adèle

Mon voyage dans le roman

Je commençais à peine ce roman que quelque chose me frappée que je voulais l’inscrire dès le début de ma lecture. C’est pourquoi cela se retrouve ici.

Le roman de Sarah Pinborough me fait penser à un roman érotique, celui d’Anne Vassivière : Parties Communes. Là où l’autrice anglaise jongle avec 2 balles, l’autrice française le fait avec 16 quilles enflammées.

L’anglaise a choisis d’inscrire dans les ressentis subjectifs l’ensemble de l’histoire de la jalousie d’une femme pour une autre alors que la française nous laisse en creux ce qui n’est pas écrit en ne prenant que les temps fort, les temps charnelles et lieu de malentendu.

Et c’est là que m’est apparu, que l’expérience de la lecture est formidable, elle permet au lecteur, en « volant » la matière des auteur.trice.s, de façonner son propre imaginaire et ses propres histoires, que l’on redonne sous forme de « critique » que je préfère pour ma part appeler « compte rendu d’expérience de lecture ».

C’est pourquoi à la toute fin de ce roman je fus très désemparé. Autant les deux voix féminines étaient très intéressantes autant la fin à provoquer en moi comme la dernière carte qui fait écrouler toute la pyramide.

Une fausse bonne idée !

Un rêve éveillé… Une planète se réchauffe

Et si nous descendions de la méritocratie pour embarquer à bord de l’onirocratie, les rêves au pouvoir. Qui juge du mérite ! Pour chaque « méritant », 100 personnes détruites intérieurement.

Alors que chacun de nos rêves, à chacun, nous conduit un pas plus loin vers l’esprit de la vie !

La planète se réchauffe, que ne demande t’on pas aux personnes humaines de se réunir partout, d’en parler, de proposer, de tenter des expériences, dans les entreprise, les petites communes, les églises, las associations aussi varié que sportive ou caritative.

Que ne demande t’on pas à ceux qui ont vécu des expériences étonnantes de venir témoigner !

La planète se réchauffe !

Ils vont tuer Robert Kennedy : Marc Dugain

Quand lire veut dire lire
Parce qu’écrire c’est écrire
Merci Marc Dugain

Quelques citations préalable

« La spiritualité de ces ethnies d’Amérique nous renvoyait cruellement l’image de la nôtre, dévoyée, corrompue, pleinement complice de la dégradation de notre relation avec notre environnement. »

« Deux minutes avant sa mort, il est le leader d’un mouvement dont la disparition est déjà programmée. »

« Elle est morte pour avoir souhaité que son intelligence, sa finesse d’esprit, dissimulées derrière le paravent de ses outrances et de ses caprices, soient mieux considérées que son corps maltraité d’être trop désiré. »

Visite du roman

Je remonte juste de cette visite dans les caves de la politique. Une remontée après avoir visité en voleur les secrets du pouvoir, de ces secrets qui ne sont pas des mystères. de ces secrets qui révèlent qu’on tue des gens justes pour un peu plus d’argent, un peu plus de pouvoir pour encore un peu plus de temps.
Dérisoire !
Roman noir !
Un roman noir d’homme !
Je remonte à l’instant de ces caves humides, froides secrètes ou la lecture de ce roman nous jette, comme sait si bien le faire un autre grand de la littérature américaine Ellroy dans sa trilogie Underworld USA.
L’écriture de Marc Dugain est-elle mystérieuse ? Est-ce un secret sacré offert à quelques initiés faisant d’eux des mystes du conte et de la langue française ?
J’aime sa langue française qui me fait regretter que beaucoup de chanteur français populaire (pardon pop) ait abandonné notre langue au profit de l’anglais. Un complot de nous tous contre nous tous.
Voilà ce que j’aime lorsque je rencontre un bon et beau livre. Des milliers de questions se retrouve posé sur le pas de la porte.
Ce n’est pas reposant, ça non ! Mais je me réveille plus conscient au monde, au cosmos. Une fois ses sombres secrets dérisoires révélés, il s’en retrouve plus mystérieux, plus merveilleux et donne envie de vivre.
C’est le paradoxe du roman noir !
Merci monsieur Dugain et merci à votre ange gardien !

Michel Fromaget Corps-Âme-Esprit Anthropologie ternaire

L’anthropologie c’est penser et comprendre l’unité de l’homme. Michel Fromaget est anthropologue qui pour cherche à nous présenter comment l’Homme (terme générique incluant les femmes et les hommes) se perçois a travers différentes époque est différente religion. Dans cette somme, il s’attachera surtout a montrer comment les premier chrétien à la suite des grec se percevait en tant qu’Homme et comment la vision de l’Homme au cours du temps s’est simplifié.

Pour cela il différencie trois type d’origine à l’homme

Une création ex-déo, caractérisé par la chute et la volonté de retrouver son état premier divin.

Une création ex-nihilo, créer à partir de Rien par Dieu avec un don puissant le DÉSIR, celui de s’élever vers son créateur.

Une vision moderne de l’homme simplifié, confondant âme et esprit et finissant par n’en faire qu’un corps avec algorithme.

En voici des cartes dessinées (Attention : La carte n’est pas le terrain) pour clarifier ma compréhension :

Et pour finir une vision en dynamique de Cela de (Corps <=> Âme) ** Esprit