Le texte du lézard

Voici un texte publier sur Tweeter par Le_Lézard. Ce texte m’a retourné. J’ai pensé à François Cheng et « A notre dame ». J’aime dans son écriture fil par fil de tweeter cet numérotation qui me rappelle l’écriture biblique ! Ligne par ligne, phrase par phrase, pas à pas vers la paix.

On retrouve son texte soit sur Tweeter soit en intégralité à cette adresse internet avec ses choix de photo : https://threader.app/thread/1252151585964163072

Le Lézard https://twitter.com/Un_Lezard
@Un_Lezard
On l’attrape à la main mais il hante les palais de rois.
Micro-chroniques. Ontologie du secret.
A rejoint Twitter en juin 2019

Le Texte du lézard

Il se trouve que ces 2 dernières années, mon boulot a consisté à me tenir dans une cabine d’1 mètre carré juste à l’entrée d’une cathédrale du matin au soir. Le boulot était détestable, mais le cadre fut une expérience sociale et humaine tout à fait particulière. 1/

Le chiant d’abord : à l’ère du tourisme de masse, la fonction muséale des cathédrales prend le pas sur le reste. On alterne entre l’été un brouhaha insupportable et irrespectueux, et l’hiver des journées de solitude où l’on n’adressera pas une fois la parole à un être humain. 2/

Le consumérisme est si ancré que spontanément, vous voyant bosser dans une cathédrale, la plupart des visiteurs concluent que vous êtes marchand de souvenirs. Vous vous faîtes même régulièrement gronder par un touriste furieux que vous n’ayez pas de carte postale à lui proposer. 3/

Et quand ce n’est pas le touriste, c’est le pieux fidèle qui se croit mieux que lui mais procède aux mêmes raccourcis qui vient vous traiter de marchand du temple et vous balancer sa condescendance à la figure. Les cathos comme on les aiment. 4/

Pourtant, ces flots d’âmes habituées font ressortir par contraste les rencontres personnelles qu’une cathédrale offre comme aucun autre lieu, des rencontres tantôt superficielles, troublantes, profondes, terribles ou édifiantes. 5/

Il y a le touriste qui ne vous regarde pas comme un fournisseur de bibelots mais un connaisseur des lieux, et vous demande de lui conseiller quoi regarder ou de lui raconter l’histoire du monument. 6/

Il y a le fidèle irrégulier qui connaît mal les lieux mais recherche un prêtre, la chapelle de tel saint, le tronc pour les offrandes ou le diocèse, et qui est soulagé de pouvoir vous poser la question. En repartant il offre une bénédiction, parfois un chapelet ou une médaille. 7/

Et vous n’imaginez pas, dans la France sécularisée du XXI° siècle, combien les laissés-pour-compte sont toujours attirés par les cathédrales. Il y a bien sûr le mendiant attitré qui tient le parvis de l’église et le gère un peu en boutiquier… 8/

Mais il y a toute une ribambelle de marginaux et de détraqués, qui n’ont rien à envier à Quasimodo et aux personnages de la cour des miracles, et qui entrent dans le lieu saint en quête d’un bon samaritain et de choses plus mystérieuses. 9/

Ceux-là arrivent vers vous et vous balancent sans crier gare des détresses insupportables. Cette SDF vagabonde qui a l’âge de ma mère et qui traverse la France d’un bout à l’autre pour ne pas manquer l’anniversaire de sa fille, dont elle n’a pas la garde. 10/

Cet Africain torturé en Libye qui me montre une cage thoracique aux os retournés vers l’intérieur du torse, et que la police soumettra sous mes yeux à un interrogatoire avant de laisser le médecin que j’ai appelé regarder ses plaies. 11/

Ce SDF de 25 ans ravagé par l’alcoolisme, puant et tremblant, à qui je ne pouvais qu’offrir de temps en temps une bouteille d’eau en m’inquiétant pour sa vie, que je retrouve un matin écroulé à la porte de la cathédrale, ayant passé la nuit sur le parvis avec une jambe brisée. 12/

Pendant que j’appelais les pompiers, le visage dévasté par la honte et la souffrance physique de s’être contenu si longtemps, il a devant moi baissé son caleçon et uriné sur le lieu saint. C’était terrible comme le Livre de Job. 13/

Et puis il y a les détraqués psychiques : ceux qui reviennent à intervalles plus ou moins réguliers déclamer leur charabia dans la nef, parfois en montant en chaire (tant qu’à faire)… Et ceux qui se dirigent droit vers le gus dans sa boîte à l’entrée. 14/

Ils énoncent des phrases sans queue ni tête où l’on ne perçoit qu’une abominable souffrance. J’essaye d’établir juste assez de communication pour vérifier qu’ils ont un toit où dormir, et je me maudis de mon matérialisme pendant qu’ils évoquent Jésus et Marie dans leur charabia. 15/

Je me trouve minable de ne pas savoir répondre à une détresse foncièrement spirituelle. Blessés dans le corps ou dans l’esprit, ils me demandent régulièrement la permission de prier dans la nef. « Bah oui pas besoin de permission ». 16/

Mais parfois ils reprennent : « Vous me promettez que personne ne va venir me mettre dehors ? », habitués à être jetés de partout, et ils m’arrachent des serments solennels pour une banalité. Ensuite ils se mettent dans la nef parfois pour plusieurs heures. 17 /

Ils y trouvent un repos physique, et un apaisement je crois à cause de la quiétude (l’hiver, pas l’été…) et de la douce majesté de l’architecture gothique. Je le dis sans orgueil : j’ai peut-être été le type de France le plus confronté à la cour des miracles des cathédrales. 18/

Les prêtres ne sont là que peu d’heures par semaine, et les sacristines courent dans tous les sens pour faire plein de choses. Moi, j’étais enchaîné à la porte d’entrée, un lézard en guise de cerbère, sans l’attirail marchand qui éloigne ceux qui sont sans le sous. 19/

Et même en circulant dans les milieux cathos, j’ai l’impression qu’on n’y connaît pas le carnaval qui continue de défiler dans nos lieux saints. Ou alors je me trompe et les autres lézards portiers savent mieux que moi garder le silence. 20/

Mais allégeons l’ambiance : quand on est toute la journée toute l’année dans une cathédrale, on croise aussi les agents des Monuments Historiques, de la DRAC et de quelques autres institutions bien de chez nous. 21/

Ils parlent de murs, d’entretien, de sécurité, de politique patrimoniale, de politique tout court. Interagissant avec le clergé sans en être, avec la politique sans en être, avec le monde de l’entreprise sans en être, ils deviennent des Janus à 3 ou 4 visages. 22/

Ces drôles de sphinx sont les jointures des dispositions si particulières de la loi de 1905 sur le patrimoine religieux. Ils maintiennent la cathédrale debout, malgré la gabegie qu’est la conservation du patrimoine religieux français, mais passent à côté de son essentiel. 23/

Ils ne regardent pas l’Africain torturé ou la SDF vagabonde, mais c’est grâce à eux et notre drôle de législation que les cathédrales sont toujours des asiles pour les Quasimodo et les Esmeralda de notre époque. 24/

(C’est du fait de cette législation aussi que je suis enchaîné à mon poste, où je peux jouer les bons samaritains de pacotille, jusqu’à ce que mon boulot détestable me fasse péter un câble et remettre ma démission). 25/

Bien sûr, la cathédrale est aussi un espace liturgique ; une liturgie qui ne s’accomplit que quelques heures par semaine, et être enfermé dans une cathédrale n’a finalement pas grand chose de monastique. 26/

Mais évidemment, cette finalité liturgique coordonne toute la conception du monument, et toutes les attitudes qu’on y rencontre, celle du fidèle, du touriste, du réfugié, du lunatique ou du blasphémateur sont comme des échos plus ou moins harmonieux du service divin. 27/

La liturgie en soi rythme les journées (un peu), les semaines (surtout), l’année, avec les affluences de bons cathos à telle heure, tel jour, telle fête. Et il y a les cérémonies individuelles : les baptêmes, les mariages, les enterrements. 28 /

Là aussi, ce sont des occasions tantôt superficielles, profondes ou édifiantes. Il y a les chansons d’un horrible mauvais goût que les mariés ont insisté pour faire résonner sous les voûtes gothiques, ou les funérailles moins triste de deuil que de banalité… 29/

…et l’endurcissement du cœur qu’on surprend à l’intérieur de soi quand on en est au vingtième mariage depuis le début du mois de juin ou le quinzième enterrement de l’hiver. Mais il y a aussi les moments où l’endurcissement se brise. 30/

Il y a 2 ans, un ami très cher s’est donné la mort et j’ai dû surmonter ce deuil de façon bien solitaire (pardon pour l’impudeur, m’enfin à ce stade du thread on est plus à ça près). Il y a quelques mois je me suis senti mystérieusement foudroyé. 31/

Je suis en-dehors de la nef, soulevant la barre de fer d’une porte de cloître que je dois ouvrir chaque matin ; je sens mes bras et mes jambes se paralyser, et je me retrouve à terre, la barre sur mes genoux, l’image de mon ami en tête, pleurant sans comprendre ce qui me possède. 32 /

Je me reprends et continue mon travail : j’ouvre la lourde porte et dans la nef, me voilà face à une famille sur le point de célébrer les funérailles d’un suicidé de 19 ans. Je ne sais par quelles phéromones, chakras ou énergies telluriques leur douleur est allé saisir la mienne. 33/

Mais ça aussi ça fait partie de ce qu’est une cathédrale, et de ce qu’y trouvent des gens parfois très éloignés des enseignements de l’Église. Il est fréquent que les visiteurs viennent me voir dans ma boîte pour avoir le plaisir de partager avec moi leurs hérésies. 34/

Il y a ceux qui se sont éloignés de la foi, les athées qui tiennent absolument à me dire en rentrant qu’ils ne croient pas en Dieu (grand bien leur fasse), et les « spirituels mais pas religieux » qui ont le défaut de se croire original alors qu’ils sont assez courants. 35/

D’autres ont des dogmes plus précis, et sont convaincus que les bâtisseurs de cathédrale les partageaient. Les plus pénibles sont ceux qui mêlent ésotérisme et conspirationnisme dans leurs histoires de templiers atlantes bâtisseurs de pyramides… 36/

Ceux-là vivent dans une dissonance cognitive permanente qui les rend très égocentriques et les remplit de haine envers quiconque n’adhère pas spontanément à leurs billevesées. Mais d’autres ont la sagesse de séparer leur foi de toute démonstration pseudo-scientifique… 37/

…ainsi ce pèlerin qui m’a demandé si je savais où il pouvait le mieux se connecter aux énergies telluriques de la cathédrale, et qui devant mon abasourdissement s’est éloigné sans chercher à me convertir. 38/

J’ai bien vu sur son visage qu’il craignait, comme il devait en avoir l’habitude, que je me moque d’une croyance pourtant guère plus farfelue que celle de la Résurrection. Or, n’en déplaise aux gardiens de la vraie foi, ces gens là sont aussi des fidèles de nos cathédrales. 39/

Parfois, les différences religieuses sont mâtinées de haine, et s’approchent terriblement des gouffres du Mal. Au niveau le plus superficiel, il y a l’anticlérical militant, qui en me voyant enfermé dans ma boîte me suppose immédiatement au service de l’Ennemi. 40/

Ce laïcard connaît donc fort mal les dispositions de la loi de 1905 et diffère peu du pharisien catho qui me traite de marchand du temple. Lui me crache que je suis le laquais des fanatiques et des pédophiles, puis va contempler l’élégance de la nef gothique. 41/

Si sa rancœur découle de crimes ou de peccadilles que l’Église à commises contre lui, je suis bien mécontent d’en être le bouc émissaire. Mais c’est bien moins grave que la découverte que me signale un fidèle après le passage d’un groupe scolaire. 42/

Quelques adolescents se sont attardés près du cahier destiné aux intentions de prières et l’on recouvert de « Allahu akbar » et « L’Islam vaincra » puis sont ressortis, minables et goguenards, tout fiers d’avoir accompli le djihad à la portée des caniches. 43/

L’anticlérical a sa vie intérieure que lui seul connaît, l’adolescent musulman a toute la vie pour ne pas devenir terroriste, et il y a même quelques cathos qui ont une chance d’échapper à l’Enfer. Mais une cathédrale est aussi aujourd’hui un lieu de violence larvée. 44/

Et enfermé dans ma boîte d’allumette, je sais qu’il n’est pas strictement impossible qu’un taré à mitraillette débarque un jour et me sorte de mon emmerdement en m’expédiant dans l’outre-tombe. En attendant, la cathédrale est le terrain de criminels moins ambitieux. 45/

Les voleurs à l’arrachée savent qu’il n’y a rien de plus vulnérable qu’une personne en prière, et régulièrement, un fidèle (souvent une femme) se précipite à moi pour me dire que son sac a disparu pendant ses dévotions. 46/

Elle est effondrée par le regard impuissant et surtout tristement habitué que je lui tends. Moi-même je me dégoûte de m’habituer à ce que le lieu saint soit le théâtre de ces turpitudes, et je lui assure ma sympathie sans cacher que le voleur n’a aucune chance d’être retrouvé. 47/

Donc, voilà ce qu’est une cathédrale aujourd’hui : un attrape-touriste, une maison de prière, un asile de marginaux, un lieu de rencontre, un enjeu de pouvoir, un repaire d’hérétiques et une caverne de brigands. Peu de choses on changé depuis Suger et depuis Salomon. 48/

Mais ceux qui veulent réduire la cathédrale à sa fonction muséale ne sont pas des esprits cultivés, mais des âmes en jachère, ou pour le dire plus directement, des énormes beaufs. 49/

Ceux qui voudraient la réserver aux vrais croyants n’ont de toute évidence rien compris à la parabole du bon grain et de l’ivraie, ni à la théologie de l’asile. 50/

Et les gauchistes qui ne s’attristeraient pas de la voir détruite ont moins de souci des plus faibles que d’égocentrisme culturel. 51/

Au-delà des polémiques où je prends le risque de m’enfoncer, sans doute avec injustice, je voudrais surtout partager le point de vue panoramique, et je crois peut-être unique, auquel je me suis trouvé enchaîné deux années durant. 52/

Il est normal que ceux qui ne voient la cathédrale que sous un angle particulier aient la tentation de la réduire à cet aspect, et j’espère que mon partage leur sera utile. 53/

Je me souviens avec douleur de toutes les fois où j’ai manqué d’attention, de patience, de gentillesse ou de subtilité avec la personne qui se rapprochait de ma prison, et où j’ai vu repartir un prochain dont je ne saurai jamais s’il avait besoin de moi. 54/

Je crains plus que tout les aveuglements dont je dois encore être prisonnier, ce qui a échappé à ma vue durant deux ans, et ce qui lui échappe encore dans la cathédrale du monde. 55/

Quand Isaïe et le Jean de l’Apocalypse rentrent dans le cœur du Temple, ils n’y découvrent pas une leçon d’architecture, mais « ce qui remplit le Ciel et la Terre ». Cela y est toujours, et il n’est pas besoin d’être prophète pour le contempler. Paix à tous ! 56/

Paix sur vous de ma part aussi !

Deux hommes de bien par Arturo Pérez-Reverte

Quelques phrases en chemin

…avec pour principal instrument de sape révolutionnaire les doctrines des philosophes et leur culte acharné de la raison qui empoisonne l’ordre naturel et insulte le divin : le cynique Voltaire, l’hypocrite Rousseau, tergiversateur Montesquieu, les impies Diderot et D’Alambert, et tant d’autres dont l’infâme pensée a forgé cette Enciclopedia…

– L’orgueil, don Hermès, quand un peu d’intelligence l’assaisonne, peut être une vertu aussi utile qu’une autre.

En réalité, ajouta-t-il peu après, ce sont les Bringas et leur rancune sociale qui ont précipité la Révolution en France. Les Lumières auraient pu rester une affaire de salons, d’entretiens entre aristocrates, de cafés élégants fréquentés par les théoriciens de la philosophie nouvelle. C’est le désespoir des pauvres diables aigris qui, en retentissant dans les couches sociales les plus basses, a fini par enflammer le peuple. En fait, plus que tous les encyclopédistes réunis ce sont les fanatiques rancuniers comme notre abbé fou de frustration et de haine qui ont jeté les gens dans la rue.

— Eh bien… Elle a eu de la chance.

Chantal fait une grimace de doute et regarde de nouveau ses mains couvertes de taches de son.

— ça dépend de comment on voit les choses, dit-elle au bout d’un moment. Pauvre et malade, Margarite Dancenis s’est suicidée trois ans plus tard en avalant cinquante grains d’opium dans un la place Maubert. Elle s’est éteinte – comme tout ce monde brillant naguère élevé si haut et alors immigré, dispersé ou disparu dans les brouillards de Londres, sur les rives du Rhin, ou sous la lame de la guillotine – dans le regret, je suppose, des jours passés rue Saint-Honoré, où philosophes et littérateurs, mêlés aux perruquiers et aux libertins, discutaient la régénération du monde une coupe de champagne à la main, adossés au manteau d’une cheminée.

— Ne croyez-vous pas que n’importe quel être humain peut être éduqué à la manière douce? En définitive, la culture est source de bonheur, puisqu’elle développe la Lucidité du peuple.
— Je ne crois pas. Du moins dans la première phase. Parce que la populace n’est pas faite pour penser.
Le rire serein, doux et aimable de l’Amiral se fait entendre.
— Je vois que vous baissez un peu la garde, monsieur l’abbé. Vous vous contredisez. Ce propos sur la populace, c’est Voltaire qui l’a tenu, et vous ne le tenez pas en haute estime.
— Sur certains chapitres, cet opportuniste attaché au luxe et aux rois a vu juste, répond Bringas prestement. En fait, l’être humain, cet infortuné accoutumé aux grossiers, n’est éduqué que par la raison et la peur…

Je ne suis pas le seul a ne pas apprécier Voltaire, finalement !

Et alors ce roman ?

« Deux hommes de bien » est un aller-retour de Madrid à Paris, ou deux hommes vont se rencontrer et nous offrir leur propre rencontre, deux hommes accompagnés par une ombre en souffrance.

L’auteur nous invite à cette promenade dans une époque, une autre belle époque, une « avant la révolution française » , comme un « 1912 » avant sa grande tuerie de « 14-18 » . Les personnes humaines croisées sont touchantes, attachantes, et éloignées de toutes caricatures.
En commençant la lecture, je croyais que j’aurais des réticences par rapport aux commentaires de l’auteur. Mais ce n’est pas comme ces auteurs insupportables et narcissiques des années 90-2000, c’est juste un auteur qui parcourt lui-même sa propre création et ses propres difficultés pour nous rendre cette époque au plus juste.
Très très beau roman d’Arturo Pérez-Reverte !

Durant les 10 jours de lectures, je me suis promené aussi dans notre automne nouvelle, notre automne de 2019. Une automne si différentes des 57 autres que j’ai connu, une automne qui m’évoque que quelque chose d’inattendu est en train de surgir dans l’horizon. En écho avec ce roman.

Questionnement sur Aspiration et Alignement Ichthus

Autant pour les aspirations, issue de Joan Of Arc me conviennent en devenant toutefois Foi, Paganisme et Pragmatica, autant je réfléchis encore sur la partie Alignement. Bon et Mauvais son trop réducteur et par trop manichéiste. J’avais pensé à Nouveau et Ancien qui ré-introduit la lutte entre les modernes et les anciens, mais que je trouve un peu trop moderne justement pour cette arrivé du Christianisme.

J’ai envie de me diriger vers une dichotomie qui serait Altruisme et Égoïsme. Je cherche aussi un peu une dichotomie Altruisme et Individualisme. Mais je vais devoir poser cela sur le papier et laisser un peu décanter.

Autre chose mais pas que

Ce matin que pensais au doutes dans le wagon bondé du métro. Je me rends compte que dans les conversations alentours certaines personne parle du « doute » comme étant un apriori à ne pas croire à un concept. Ce « Je doute » est une forme du « Cela n’est pas ! », et le doute devient alors la quasi certitude du « Ce n’est pas » .
Et d’autres personnes (dont je suis) ont du doute, une forme qui est plutôt, « je ne sais pas » , mais par défaut je préfère croire, car cela ouvre plus de portes. Cela rejoint en fait la Foi, « Je ne sais pas, mais j’espère » ,

En vérité