Sur ton ventre

Ma tête posée sur ton ventre
Dévisageant au loin tes pieds
Nous sommes soixante ans et je pense.
Ce ventre qui a donné l’existence.
Ce ventre qui a offert la joie.
Ce ventre qui a contempler l’infini.

Je pense à Eve, et son amour de la vie
Quel con ce pauvre Adam.
Je pense à Néfertiti, et à son regard
Triste époux perdu dans son feu.
Je pense à Cléopâtre, la jeunesse
Malheureux César et Antoine dépassés.
Je pense à Marie,
Oh, Marie, Marie, Marie
Toi qui petite aimé déjà Joseph
Toi qui nous as donné cette lumière
Qui ne pouvait naitre que dans ton ventre.
Je pense à Hypatie, phare d’Alexandrie
Mais que ces mecs sont minables.
Je pense a toutes celles qui sont l’humanité.

Je suis soixante an
Ma tête sur ton ventre
Je dévisage tes pieds, là bas
Et tu jouis.
La joie de la vie !

Les 8 marches

Des cieux,
Ici et partout
De cet univers et des autres
Et entre,
Maintenant et toujours,
Éternelles, hors du temps.

Du mal,
Engeance du néant
Il enveloppe tout
Pénètre nos manques.

Du pauvre,
Celui qui sait manquer
Alors il demande.

De la prière de Jésus,
« … apprends-nous à prier… »

Amen,
Délivre-nous du mal,
Ne nous abandonne pas à la tentation,
Nous pardonnons à tous ceux qui sont des tords envers nous,
Pardonne-nous,
Donne-nous le pain dont nous avons besoin en ce jour
Que ton règne nous imprègne
Nous sanctifions ton Nom,
Tu rayonnes dans les cieux.

Et je vis l’expérience de cette grâce
S’asseoir un instant hors du temps
Au bord du monde
Au bord de l’univers
Et je te contemple.
En vérité

Jésus a parcouru ces 8 marches
Il est venu à nous et a affronté le néant
Il nous offre
Par une prière à chaque fois renouvelé
L’escalier pour remonter vers les cieux.

Faure par Daniel Schneidermann

Il est rare que je publie des articles de presse, mais il y a urgence, c’est mon hurlement dans les bois !

« Je comprends l’attraction de Jean-Luc Mélenchon. Quand on a la rage, c’est dur de le dire avec les mots de la politesse. C’est ce qui nous a manqué, au PS : sortir de la bienséance »
 
Oui, sur un chantier quand il y a un danger, on ne le dis pas avec de mots enrobés de roses et doux, on le dit grossièrement et en hurlant, alors c’est ainsi qu’une vie peut être sauver.
La bourgeoisie préfère les morts au bruit.
Ils veulent rester endormis derrière les remparts du bourg
Et penser qu’il n’y à pas de bois au dehors,
Mais dans les bois, il y a Robin.

Et Robin n’est pas poli
Le monde est en danger
Avec ses compagnes et compagnons, iels crient et iels se battent
Iels ont besoin de la confiance des uns envers les autres,
Comme d’un « aimez vous les uns les autres… »
Iels n’ont pas besoin pas de certitudes
Et surtout celles calculées par un quelconque big-data inhumain mais très poli.

OLIVIER FAURE EN CAMPAGNE : FOUTUE BIENSÉANCE !

Arrêt sur Images, comme Acrimed nous aide a comprendre comment on voudrait nous endormir.