Dérangé

En prière, aux jardins de nos silences,
les futurs établis par Big-Data ont déferlés.

Assis en oraison,
Le courant d’air glaciale transhumaniste, me pose question.
Dans ce verger pollué
D’égos en errance,
De mort des avenirs,
J’ai le sentiment inquiétant de voir surgir
Une bande,
Une clique,
Plus encore, une camarilla,
D’adolescents complexés et desséché,
Mais dont l’âge réel est bien avancé.
Ils portent dans leurs regards évidés leur échec spirituel intégral.
S’habillent de leur narcissisme exacerbé vacant,
Injustifié,
Ils se laissent penser que le monde, notre monde, notre terre,
Voudrait les garder immortel pour l’éternité.

C’est à la fois vertigineux, effrayant et abyssalement pathétique.
Et en ce jardin emparé,
Puis abimé,
Macron est leur fer de Lance.

Mais nous avons les poétesses, les artistes, les rêveuses et les joueuses
En toute Adelphité, iels inventent des mots nouveaux,
Des grammaires nouvelles,
Des inventions n’ayant encore jamais poussées,
Le jardin s’habille alors d’une beauté neuve.
Pas innovante, pas renouvelé. Non, naissante.
Le jardin où ne peut entrer le vieux monde.

Iels me disent à l’oreille,
N’importe où sur terre, tu es au bord du monde
N’importe où dans l’univers, tu es au bord de Cosmos.
Et de l’autre coté brillent d’une lumière sans pareil
La beauté et l’amour.

Une réflexion sur “Dérangé

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