En marchant – et deambulatio

Ce matin lundi 16 décembre 2019, je marchais vers mon lieu de travail en sortant de notre RER. – Je remercie ceux qui font grève, je n’ai pas ce courage (Cœur de faire ce qui est juste pour le bien de tous) de la faire avec leur détermination. –

Je repensais à nos louanges et à nos corps emprunté et maladroits, à nos voix tiède et à notre tristesse de ne pas monter comme ces personnes humaines riche de leur Afrique noire.

Nous ne savons pas louer sans rester en grégorien !

Et une pensée, une idée, une grâce a flotté à coté de moi.

Nous, humanité, personnes humaines d’occident avons transformé tout ce qui est sacré en divertissement. Danse. Peinture. Dessin. Chant. Rythme. Musique. Regard sur l’autre. Nature. Tout est devenu divertissement.

Alors nous ne savons plus louer, car nous avons perdu ce sens du sacré et quand nous voulons, danser, chanter, rythmer notre louange, nous exprimons en nous cette gène du divertissement.

Nous vivons des temps où il est plus facile de ne pas avoir la foi, plutôt que de l’avoir. Tout nous diverti de celà.

Heureusement que des personnes explorent encore le sacré par la danse, l’écriture, la peinture. Ce qu’ils cherchent c’est se relier à tout ce qu’il y a de plus sacré, l’amour infini, cet amour donner sans limites et qui fait qu’il existe « Quelque chose » plutôt que « Rien » ! Grand Esprit, Dieu, Jéhovah, Tao, Allah, la première source, ce que vous voulez, tout cela nous fait sentir que nous vivons dans un cosmos mystérieux, en création permanente, et par angoisse nous nous divertissons et nous abimons tout ce qui nous était offert pour nous élever !

Les animaux, les plantes, la vie sous toutes ses formes et peut-être même la pierre comptait sur nous pour ouvrir la porte de l’esprit.

Il ne nous reste plus qu’à reprendre notre place, humble, de cet humus sur lequel poussera quelque chose de lumineux !

Aux LREM

Vos yeux s’étrécissent pour devenir néant
Vos bouches se dessèchent pour devenir mensonge
Vos vies de putréfient pour devenir mort !
Vous êtes le dernier soubresaut d’un monde finis !
Qu’une nouvelle aube se lève.

Sans vous !
A jamais ! Oublié enfin !

Recommençant par Étienne C

Chaque année, je publie sur Lulu.com le recueil des poèmes écrit dans l’année. Il s’écrit sur l’année liturgique Commence et se termine à l’aven. L’aven commence demain.

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Pourquoi écrire ?

Parce que c’est ce qu’il me reste quand les mots ne suffisent plus. Comment dire l’indicible ? Comment écrire le retour à la foi comme une expérience de vie ? Comment parler de la jouissance, du bonheur et de la joie comme d’une progression, d’un chemin de vie ? Seul la forme poétique ou devrais-je dire « poésique » le peut !
Comment dire « Je t’aime » à une personne humaine inconnue, tout en se disant que l’univers, le cosmos nous dépasse et que je reste éblouie, mais pas ébahi par ce mystère qui m’émerveille ?
Comment échapper a tout ceux qui voudraient faire de nos vies une pauvre jouissance consommable, ou une frustration malsaine de n’avoir pas jouis comme il le fallait, par acte de consommation ?
Reste-t-il juste à écrire des sensations des impressions, des rencontre merveilleuses ?