Les anges

Préambule : A propos de mes illustrations

Mon Histoire au Cœur de l’Auvergne

Je suis né au cœur de l’Auvergne, fils d’un paysan aux mains rugueuses et à l’âme enracinée dans cette terre volcanique. Mon enfance et mon adolescence furent baignées dans la simplicité rustique de nos campagnes, sous le regard bienveillant des montagnes. Puis vint la jeunesse, cette période fougueuse où je me lançai dans les études underground au début des années 80. En 1983, l’appel de l’aventure intérieure et de la création, invention, découverte m’amena à rejoindre une SCOPE naissante, dédiée aux courses et livraisons.

L’âge adulte me trouva sur un autre sentier, celui de l’ingénieur en informatique bancaire, un domaine où la rigueur et la précision sont reines. Et tout au long de ce chemin, j’ai vécu des amours forts et indéfectibles : ma Dame, mes fils, ma fille, piliers de mon existence. Mon grand-père et ma grand-mère, ma sœur, mon père et ma mère, que j’ai redécouverte sous un jour nouveau.

L’Auvergne, Paris, Lille, les paysages et peuples natifs de l’Ouest états-unien, les amitiés du Burkina Faso – autant de terres foulées, autant de paysages façonnant mon être. En février 2018, j’ai trouvé refuge au sein, sain et saint, de l’Église catholique, cheminant dans la lumière bienveillante de cet amour appelé Agapè.

Et puis, la poésie, la littérature, la magie des mots insuffisants mais puissants, capables de descendre toujours plus profond vers cette lumière intérieure que nous possédons tous. Un univers, un imaginaire, un cosmos nourri par le jeu de rôle, la danse contemporaine, le théâtre, la poésie et la foi. Hugo, Céline, Herbert, Ellroy, Vassivière et tant d’autres, compagnons de mes nuits d’insomnie et de mes rêves éveillés. Chéreau, Koltès, Shakespeare, Racine et tant d’autres, maîtres de scènes enchanteresses.

Bashô, Miyamori, Baudelaire, Bashung et tant d’autres, poètes des âmes perdues et des cœurs trouvés. Pina Bausch, Anne Teresa De Keersmaeker, Maguy Marin, Bagouet et tant d’autres, magiciennes du mouvement et de l’émotion brute.

Une œuvre me parle lorsqu’elle ouvre des horizons incertains, extérieurs et intérieurs. Elle me touche lorsqu’elle m’invite à la table des « questions non posées ». Elle me porte lorsqu’elle convoque des correspondances inattendues, et surtout lorsqu’elle suscite l’imaginaire plus que la raison, plus que de raison.

Il est vrai que je préfère Frank Herbert à Butor, Anne Vassivière à Perec. J’aime que soit déclenché en moi la préhension d’un univers à « n » dimensions, mystérieux et merveilleux, plutôt que ces univers se contenant des quatre dimensions, aimant à cacher des secrets où tout s’explique à la fin par le jeu des causes et des effets, faisant l’impasse sur tout le reste, l’inconnu et l’inconnaissable.

Ne vous attendez pas à ce que j’aime les romans de Perec ou ceux issus de cet ouvroir de littérature potentielle (OULIPO), constructions seulement mentales. En tant qu’informaticien, je suis conditionné par le rationnel, mais mon cœur aspire à s’évader du mental, à toucher l’infini de l’âme; à oublier l’Objet pour embrasser le Sujet.

Le site

sicut legitur orationis

L’ange Gardien
Tout en fréquentant Babelio
Les autres mondes possibles

L’homme qui marche

L’ange Danseur et il danse pour LUI.
Danse pour nous
Danse pour LUI !

L’homme des hautes plaines

L’ange de la Mort (non morbide)
Des pensées éphémères
Heureux qu’elles soient passées pour mieux renaitre

L’Homme de L’escalier

L’ange qui allume
Il allume les êtres humains
Et ne s’attriste pas des ténèbres

Le Pianiste

L’ange de la Parole
Ceux qui parlent en écrivant
Le chemin des essais

Passant du sans soucis

L’ange du Voyage
Quand le corps et la pensée s’élève
Elle voyage vers le soleil de l’esprit

Porteur d’histoire

L’ange messager
Au petit jardin, porte ouverte
Respire la saison pas encore verte.
L’abeille entre, elle vient de loin.

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