Émeutes

Haïku

Président étonné, feu couve,
L’inertie règne, la foule bouge,
Nul n’entend, amour s’élude.

Tanka

Nul n’avait vu, la tempête à venir,
Président surpris, peuple à définir.
Feu couve, signes avant-coureurs,
Cris d’alarme, douleur des pleureurs,
Le déni, un rire dans le gémir.

Sonnet

Président surpris, émeutes en cours,
Le déni règne, malgré les discours.
« Qui avait prévu ? » sa phrase favorite,
Face à la crise, sa mine contrite.

Le feu couve, nul n’ose entendre,
La voix du peuple, lueur à rendre.
Trop complexe à résoudre, l’inertie gagne,
Tout comme le roi dans la tragédie d’Espagne.

Dans l’évidence d’un lien mortifère,
On perçoit le mur, la route éphémère.
Pourtant, on persiste, l’habitude en chaîne,

Le courage manque, la peur nous entraîne.
Prophéties tragiques, Shakespeare en écho,
Le noble écossais s’avance, vers son écho.