Berserk tome 17 à 21 : le cycle de la naissance

Images

Berserk tome 18
Berserk tome 20
Berserk tome 20
Berserk tome 21

Ce que je vis dans cette lecture

Et durant tout le temps du cycle le rejeté des rejetés couve un œuf. Un œuf qui dévore l’enfant monstrueux de Guts et Casca qui donnera renaissance à Griffith. Cet œuf est couvé afin de faire advenir un monde parfait. Le monde parfait qui annonce une frayeur absolue.

Les repères entre Anges et Démons est ténu, peut être inexistante, tout se perd dans cette frontière.
Une question jamais posé dans ce cycle et pourtant permanente, que ce soit par les Hérétiques ou par les Fanatiques, est bien « Mais où est Dieu ? » Sa main, la God’s hand ne produit que des monstres de destruction. Et laisse entrevoir le règne d’un divin d’un Néant, un Rien, un grand diviseur par zéro

Chaque matin, je lis la bible catholique (pas l’orange … private joke) et cette grande transformation de Dieu infiniment tout-puissant de l’ancien Testament inspirant crainte, ordre et respect, du Dieu volontairement infiniment impuissant annoncé pas le Christ et apportant aux humains à tous les humains cette bonne nouvelle que nous sommes libres. Nous sommes libres de choisir notre chemin individuellement et collectivement. Dieu par le Christ à abandonner son pouvoir et sa puissance pour nous éclairer d’amour (agape – je t’aime au point de donner même si je ne reçois rien en retour et je donne Tout, mon pardon, et même ma vie). Cet Amour qu’on est libre de recevoir ou de refuser. Et c’est nous même que nous jugeons par nos choix. La lumière du nouveau testament est là posé.

La force de Berserk est également posé au même endroit, ici ou là. La question est de Savoir où est Dieu. Derrière chaque monstre, nous trouvons finalement une personne humaine qui a fait le choix de sacrifier l’amour pour la puissance et la force et l’imposition de sa volonté. Alors règne une guerre du mal contre le mal des Hérétiques contre des fanatiques.

Et pourtant des rayons de lumière apparaissent qui laisse au lecteur une forme d’espoir.
Luka qui aime au point de se sacrifier pour les autres et son Jérôme.
Guts pour une Casca détruite, amnésique comme absente à tout et a elle-même. Il est prêt a tout sacrifier, à tout donner pour la sauver.
Nina qui a conscience de sa faiblesse et qui pourtant éprouve un sentiment d’amour pour Joachim. Tous deux se trompe ou loupe souvent de cible (qui en langue araméen se traduit par le péché), mais la rédemption est possible pour eux. Superbe fin sur eux deux dans ce cycle.
Farnèse et Serpico sont également des personnage lumineux, partant des ténèbres du Fanatisme, ils vont apprendre beaucoup sur eux et avancerons vers autre chose. Il pose des actes libres.
Berserk est certainement un manga, une BD, une œuvre littéraire et graphique qui va plus loin en matière d’illustration et de mise en scène sur la condition humaine que beaucoup d’œuvre philosophique. En vérité, Je suis conquis.

Anne Vassivière : Parties Communes

Le plan de l’immeuble

Mon voyage dans le roman

Un roman intense, un rythme qui rappel les boléros en musique classique tout en crescendo.

Oui « Partie Communes » est de la littérature classé dans le genre  pornographique Parce qu’édité par la Musardine !

Mais est-ce réellement de la pornographie ? Un roman qui a travers des personnages parle de notre condition humaine. Nous sommes conviés à nous poser la question sur ce que l’on projette sur l’autre, sur nous même, sur nos désirs, nos envies, nos pulsions, nos phantasmes. Le roman nous invite à nous poser la question de l’autre.
Qu’est ce que l’amour ? (Éros – Cupidon, Philia – Amor, Agape – Caritas)
Qu’est ce qu’aimer ?

L’amour Éros devient Cupide, mais peut aussi le corps sublimer en plaisir atteint le bonheur et conduit à la joie.

Dans un style percutant, ou peu de mot suffisent à nous plonger dans la scène, on ressort de cette lecture ébouriffé et haletant !

Après chaque scène, se dessine l’intériorité des personnages, leurs profondeurs, leurs faiblesses, leurs grandeurs ! Je fus bluffé !

Une écriture à 16 voix.

16 voix intérieures donnent la vie a un immeuble haussmannien. Une histoire qui avance par les pensées de ceux qui la vivent !

À lire pour voyager au cœur de nous même ! Et à nous de comprendre tout les non dits

Dans ma lecture, très rapidement, je pensais à Patrice Chéreau lorsqu’il voulait qu’une scène de sexe face avancer l’histoire et ne soit pas là comme passage obligé, une récréation, un moment de divertissement !

Je pensais a ce qu’il avait voulu faire dans son film « Intimity ».

Je pensais que le sexe n’est pas la récompense du héros ou une opposante fouetteuse. Alors oui ce roman est un vrai travail littéraire.

Roman a lire en contrechamps de Vénus Erotica d’Anaïs Nin ! Ou en est-on 60 ans après !