Là née la poésie

Entre l’angoisse de la mort
Un monde qui part en haine
La misère et la douleur
Le surveiller et le punir
Que reste-t-il pour la poésie ?

La poésie ne peut surgir qu’à l’intersection de tout cela,
Comme une question posée à Dieu.
Sans la conscience des maux,
Il n’y a pas de poésie,
Juste de la comptabilité de mots.

La poésie ne sert à rien
Elle est notre dernier acte de Foi.

Avec tout ce que j’ai fait

Ami·e
Quand tu as soigné l’oiseau
Quand tu as réparé l’oiseau
Quand tu as nourri l’oiseau
Quand tu as veillé l’oiseau
Et que l’as tenue au cœur de ta main
Que tu as ouvert ta main
Que l’oiseau s’est envolé
Sans se retourner
Volant vers la joie de la vie
Tu as été rempli de joie
Tu avais l’amour de l’oiseau

Ami·e
Quand tu as accueilli l’ami·e
Que tu as soigné l’ami·e
Que tu as réparé l’ami·e
Que tu as veillé l’ami·e
Et qu’un matin l’ami·e est parti·e
Vers la joie de la vie
As-tu été remplis d’amour ?
Tu t’es dis
« Iel est parti sans un merci,
Après tout ce que j’ai fait pour iel. »
Alors que tu aurais pu être en joie.

IEL éternel
Nous a accueilli
IEL nous a soigné
IEL nous a réparé
IEL nous a veillé
Et un matin
A ouvert sa main
IEL nous a regardé partir
Vers la joie de vivre
Nous ne nous nous pas retourné
Et IEL continue de nous aimer.
Agapè