Marie matin

A ceux qui croient,
A ceux qui gardent espoir,
Ceux qui possèdent une once de Foi
Et qui encore lui demandent en secret.

Nous croyons si bien la connaitre
Mais Marie reste un mystère matinal.

Il n’y a pas si longtemps encore
Comme elle, nous voyagions à pied
Accompagnés de nos ânes et bœufs.
Mais nous avons accéléré nos vies.

Nous croyons si bien la connaitre
Mais Marie reste un mystère matinal.

L’église ne nous à pas aidé
Promulguant sa morale frigide
En s’en dispensant, elle nous a perdu
Des idoles d’or partout se dressées.

Nous croyons si bien la connaitre,
Mais Marie reste un mystère matinal.

Mystère cantonné de questions :
Quelle petite fille a-t-elle été ?
Joueuse, heureuse, amoureuse ?
Portait-elle l’eau sur sa tête ?
Bénissait-elle ses parents ?
Pétrissait-elle le pain ?
Chantait-elle a la veillée ?
S’isolait-elle pour rêver ?
Jouait-elle aux jeux de quilles ?
S’émerveillait-elle des étoiles ?
Souriait-elle à son amie amoureuse ?
Parlant avec elle, sentait-on l’infini ?

Nous croyons si bien la connaitre,
Mais Marie reste un mystère matinal.

Pourquoi nous est-il plus facile
De « poèmer » la beauté, des montagnes,
De la mer, des campagnes, des étoiles
Que nous avons tant abimé et abandonné ?

Nous croyons si bien la connaitre,
Mais Marie reste un mystère matinal.

En son temps aussi la mort de l’innocence
Était le fruit de vengeances sans fin.
Qui nous parlera de son amour pour Joseph ?
Qui nous parlera de son amour de la vie ?
Nous croyons si bien la connaitre,
Mais Marie reste un mystère matinal.

Elle était petite fille
Elle était jeune fille
Elle était femme
Elle fut mère de Jésus
Elle fut mère de Jean
Elle fut guerrière d’amour
Elle est une femme
Elle est une humaine
Nous qui avons encore la foi
La confiance en la vie se mystère

Je croyais si bien la connaitre,
Et Marie reste ma première prière matinale.

voile de Marie