28 décembre 2020 – premier

Il est deux heures du matin.

L’ange gardien est assis en haut des plus extrêmes branches de l’arbre de vie. Et de tous ces lieux, de tous ces temps de la mort, il parle. De cette ubiquité, il parle de la montée vers lui qui se fait par chacun de nos choix.
Il parle d’IEL.
IEL a tracé pour chaque arbre de vie une voie dorée. Jésus a montré ce qu’est que parcourir son arbre de vie. Son arbre à iel est entièrement lumineux, parsemé de dorure, iel a en parcouru l’ensemble de ses voies possibles.
Dignement ! Chacun possède, à tout présent, à tout ici, la possibilité de retrouvé la voie d’or, la voix de SON amour. Cet amour intense, sans début, sans fin, sans ici et sans là, cet amour, externe de père et de mère par les entrailles, alors ici et maintenant sis notre dignité.
L’arbre de vie est le réseau hydrique que chacun remonte vers l’une de ses sources, c’est un chemin de liberté.

Il est deux heures du matin,
Dehors, la neige a tout envahi
Et le feu dans la cheminée éclaire ce moment de réveil.
Je parle avec mon ange.

24 décembre 2020

Premier

Les labours

C’est en septembre,
Allées et venues dans le champ moissonné
Le socle de la charrue retourne la terre.
Ce qui était plat et sec devient onduleux et humide.
Et le regard posé sur le labour en train de se faire
Le désir de chaire monte.
La terre s’offre.

Deuxième

Le brulis

Un large labour profond entoure le champ.
Les rangs de paille dispersé sur la surface
Le feu allumé sous le vent prend et se répand.
Alors, la peur, la veille, l’éveille et l’aventure commence,
Que le feu reste brillant dans le champ.
Riche, brulis pour les prochains printemps.

Troisième

Irrigué pour sauver

An de grâce mil neuf cent septante six.
Le feu du soleil canicule,
Sauver les plantes au printemps semées.
L’eau.
Encore un labour étroit entre les rangs,
Emmener les citernes de fer en haut des champs.
Et déverser cette source improvisée.
L’eau s’écoule vers le bas
Les plantes reprennent vie.

Quatrième

Vanner

Le grain au grenier
Attend d’être séparer de l’ivraie.
Le van en bas patiente,
Et le vent du van officie
L’ivraie s’envole au vent
Le grain nourricier reste là,
Il est le renouveau du meunier.

la gravité par Steve Paxton

Citation

La naissance ne constitue pas tant un commencement qu’un changement abrupt, un bouleversement des conditions jusque-là offertes dans l’utérus, et il y a la gravité. Avec elle, une nouvelle négociation débute, dont les termes nous conditionnent pour le restant de nos jours. (p.3) Un jour, j’ai vu un cochon bondir très haut, faire un tour complet sur lui-même, atterrir de face, dans le même sens qu’au départ, puis gambader dans son enclos comme pris de folie. Instinct primitif de survie ou parade amoureuse (un ou une congénère observait la scène), je ne sais ce qui a provoqué ce comportement. Il sortait tellement de la norme du mouvement porcin qu’on aurait dit de l’improvisation. (p.25) Pour la plupart, nous déambulons dans un univers divisé, l’univers sensoriel où le soleil se lève et l’univers rationnel où la Terre tourne. Entre-temps, nous oublions que la lune se lève elle aussi. C’est un dilemme pour les sens, qui ne font pas la différence, et un succès pour l’esprit rationnel, qui sait la faire.

Expérience de lire la danse

Pour les Kendokas, ou tout autre pratiquantes et pratiquants d’arts martiaux, les danseuses et danseurs, les sportives et sportifs, circassiennes et circassiens, actrices et acteurs, cet essai est un levain pour tous ceux qui travaillent le corps maitrisant sa psyché (consciente, inconsciente et subconsciente) et tentant l’ouverture de la porte de l’esprit !

Il est difficile de trouver les mots pour dire la gravité.

Encore une fois, cette lecture n’est pas celle d’un thriller qui distrait mais bien d’un essai qui me pose 1000 et 1 questions, sur ma pratique du kendo, sur vivre chaque jour, pour avancer pas à pas vers la fin de cette cohérence de notre corps pris dans le champs gravitationnel de la terre et inventant son mouvement et son langage.

Je pense alors que dans un keiko de kendo, ou un combat, après avoir maitrisé la gravité qui est en bas, je suis confronté à l’autre, mon partenaire adversaire qui est en face. Alors je repense à la vie elle même :

  • Avant ?
  • Naitre à la gravité,
  • Vivre,
  • Mourir.
  • Et après ?