Si c’est un homme par Primo Levi

Primo Levi, ce nom sonne comme le premier levain passé, ce levain primordial qui permet la levée du premier pain de nos fournées présentes et futures.
Nous sommes dans l’enfance de l’humanité, et peut-être sa période la plus trouble, celle de ses 5 ans, capricieuse, coléreuse et elle reste petite, apeurée, jalouse, en quête de sécurité et de jouets qui flattent.

La frustration nous met dans les mêmes états de colère que l’injustice, et, si la colère ne trouve pas vite une cible, elle conduit au mépris, à la dépression ou à la haine.

Nous sommes enfant car pétrit de cette peur sur laquelle le pouvoir pourra toujours jouer, lancer ses maux et les voir rebondir les uns contre les autres dans ceux qui sont à sa merci.

Admirable Primo Levi qui personne humaine mature observa du cœur de l’enfer tout ces évènements, leurs conséquence et leurs enchevêtrements. Et puis, humblement comme un humus bienfaisant, il nous restitua, à nous, ses héritiers, tout cela dans son livre « Si c’est un homme ».

L’humanité est dans son enfance. 6000 ans d’enfance, alors qu’il en faudra 15000 pour arriver à la maturité, c’est terrible pour des personnes humaines qui ont déjà atteint cette maturité, ils n’ont plus alors que le loisir de témoigner, afin que nous apprenions et que nous soit révéler ce que désir notre cœur profond.

Le purgatoire (en comparaison de l’enfer des camps de concentration) avec ses organisations de multinationales s’achemine vers cette enfermement des gens, des personnes humaines dans un modèle où des managers deviennent des kapos contre lesquelles nous ne nous allierons pas. Ces managers nous supprimerons nos espaces au point de les réduire à une petite boite de 80 x 80 x 60 cm et c’est à nous de trouver une place de travail dans un espace construit pour suivre un progrès (non humains) dans un temps moderne (sans respect de la dignité des anciens) et une sorte d’idéal digital qui favorisera l’Idéisme (la fabrication d’idée « innovante », mot qui ne veut en fait rien dire).
Et là, chaque personne pris dans sa peur du pouvoir en place s’affronte contre ceux qui pourrait être ses alliés.

Et j’ai repensé à Primo Levi.

Je pensais que si ceux qui prétendent avoir un pouvoir légitime, l’avaient lu, au moins avoir lu « si c’est un homme », et je ne parle pas de lire Hannah Arendt, il serait alors attentif au mal collatéral qu’ils provoquent et qui fait naitre un égrégore dans leurs prises de certaines décisions sans conscience, nourrissant ainsi la tour de Sauron.

Tout se mêle alors. Nous sommes dans l’enfance de l’humanité, dans ses 5 ans. Atteindra-t-elle sa maturité ?

Merci Primo, de nous aider quand même.

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